Venir vivre en Nouvelle Calédonie |
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Nous allons ici raconter comment nous avons déménagé en Nouvelle Calédonie et au passage donner quelques infos et conseils qui nous ont un peu manqué malgré l’existence de quelques sites qui donnent de bons conseils.
Notre avis sera forcement partial et incomplet, mais tout de même compléter par les expériences vécues des amis rencontrés entre autre à l’auberge de jeunesse.
Nous sommes partis sur un coup de tête, il paraît qu’il n’y a pas de meilleures façons de se décider quand il s’agit de partir à l’autre bout du monde et donc de quitter beaucoup de personnes et de choses auxquelles on tient.
1 – On déménage
| Nous avons eu 3 mois pour gérer nos 2 déménagements et le départ. Il a donc fallu gérer les nombreux désabonnements et préavis, jeter une partie des petits détails que tout un chacun accumule au fil des ans, mettre en nourrice certains objets remplis de souvenirs, stocker chez les parents les objets ayant de la valeur et que l’on n’emporte pas, en revendre d’autres et offrir les objets utiles aux amis ou à la famille qui sauront les apprécier. Notons au passage qu’ebay m’a permis grâce à mon frère de revendre plein d’objets que j’aurais pensé sans valeur. Et surtout décider de ce que l’on allait emmener en Calédonie. |
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2 – Les valises
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Nous avons pris des billets d’avion chez British Airways. Ils nous autorisaient à prendre un bagage à main et un et un seul bagage de 20 kg dont la taille ne devait pas excéder 153 cm (hauteur + largeur + longueur). On a donc couru les magasins pour trouver la valise idéale. A la dernière minute, j ai opté pour une grosse valise de 165 cm et Katell 150… petit stress à l’aéroport. Pour le poids, une marge de tolérance entre 20 et 30 kg est autorisée officieusement. On est passé tout deux avec 23 et 24 kg. Ce n’est pas énorme quand on quitte tout pour quelques années mais le bagage supplémentaire coûte très cher, et nous n’avons pas eu de soucis sur les dimensions de la valise. |
3 – Le surplus
| Désirant évidemment emmener pas mal d’autres choses, nous avons consulté les tarifs du transport de containers par la voie maritime. Mais pour nous, les seules choses qu’il serait rentable de faire voyager ainsi serait nos affaires « lourdes » mais peu volumineuses ou alors l’ensemble de votre mobilier et votre voiture si vous vous installer pour un bon moment. Attention, à la douane qui peut facturer jusqu’à 30% de la valeur de vos marchandises. L’argent récolté par la douane va directement dans les caisses du territoire. |
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Il ne faut pas oublier que la Calédonie est un territoire où beaucoup de personnes sont en transite, célibataires, couples, familles, le marché de l’occassion est très florissant, on vous conseille www.legratuit.nc qui vous donnera un bon résumé des petites annonces de départs.
Vu que nous n’avions pas beaucoup de biens.
Pour nous, qui sommes un petit couple parisien, donc petit studio équipé chez ikéa, il y a peu d’intérêt pour les meubles et pour l’électroménager, entre les délais et un voyage en mer pas forcément recommandé, il vallait mieux tout laisser sur place ou revendre.
Les plus « grosses valeurs » enfin, celle qui était plus difficile à trouver sur le territoire étant nos livres professionnels, J’ai préféré les photographier et
les déposer sur un serveur en ligne pour les récupérer ensuite une fois là-bas. Ca m’a pris quand même 4 jours complets pour les prendre en photo – beaucoup plus rapide que de les scanner, mais c’est long et cela nécessite un bon éclairage…
On a par contre préparé des colis que nos parents nous enverront via la poste. (merci aux parents)
Deux types de colis :
- les utilitaires : objets professionnels par exemple,
- les objets à valeurs affectives en cas de coup de blues, mais pour le moment, ils sont toujours en France.
Le transport n’est pas gratuit mais certains de ces objets sont trop précieux pour voyager par la mer, et les autres trop petits pour qu’un envoi postal soit plus intéressant.
En bref, il faut retenir que la poste facture au poids avec une limite de taille et les transporteurs facturent au mètre cube.
Attention encore une fois aux règles douanières, aujourd’hui, on note qu’un colis sur 2 passe en douane.
4 – La douane à l’aéroport
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Arrivé à l’aéroport de Tountouta, vous avez peu de chance de vous faire fouiller. Si malgré tout, on regarde dans votre sac et si vous avez un billet ouvert (avec une date de retour libre dans l’année qui suit), vous pouvez dire que vous êtes touriste et vous ne serez pas embêté. A la douane, ce sont des voleurs, donc pas de remords. Ils ont demandé 26 000 xpf (200€) pour un ordinateur portable modeste en gamme datant de 4 ans, et un appareil photo numérique neuf à un ami de l’auberge qui s’était spontanément présenté pour déclarer ces objets a la douane. La solution honnête c est d’avoir un papier de votre mairie certifiant qu’il s’agit d’un déménagement. Mais bon je me vois mal dire au gars de la douane que je déménage a l’auberge de jeunesse… |
5 – L’hébergement
| En effet, après avoir fait de longues recherches sur le web et passé plusieurs coups de fils, nous n’avions pas réussi à trouver un appartement à distance, ou une chambre d’hôtel à prix raisonnable. On s’est donc tourné vers l’auberge de jeunesse. C’est la solution la moins cher, et elle s’est révélé être relativement bien : propre, calme (trop pour certains avis de routards) , avec nombreuses commodités (lave linge, étendoir, télé, internet, frigo, cabine téléphoniques, ping pong, domiciliation (si vous demandez à l’accueil, il vous font un certificat de domicile bien utile pour ouvrir un compte en banque ici pour avoir un chéquier en XPF). |
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2 types de chambres : - les dortoirs ( 4 à 6 lits) garçons, et les dortoirs filles - les chambres doubles environ 3€ de + que 2 lits dans un dortoir. On y rencontre des touristes de passage, des routards qui restent dans le coin quelques mois et travaillant là où ils trouvent, et les immigrants qui viennent s’installer pour quelques années. Entre les routards et les immigrants, ça fait pas mal de monde qui cherche du boulot ainsi qu’un toit à l’auberge ce qui donnait une ambiance bien sérieuse parfois. Ca tombe bien il y a beaucoup de boulot sur l’île et les logements tournent assez vite. |
| Parmi ceux que nous avons rencontrés, il y a ceux qui ont trouvé un travail correspondant à leur formation : infirmière, dentiste, sage femme, topographe, éducateur, informaticien, cariste, secrétaire. Et ceux qui ont trouvé en dehors de leur formation initiale : dans le BTP, aide soignante, vendeurs, serveurs, accueil de cybercafé. Ici les boites recrutent volontier du personnel qualifié (absence de grandes écoles sur l’île). On ne peut rester à l’auberge un à 2 mois maximum, en étant discret, ça peut parfois passer à 3, mais on finit invariablement par se faire virer. Ca laisse donc un mois pour trouver un logement et un boulot. Dehors, sur les table de l’auberge on trouve des journaux avec des petites annonces : les nouvelles calédoniennes, le gratuit, le paru vendu ; et à l’intérieur il y a un tableau d’affichage ou il n’est pas rare de trouver des annonces pour des colocations ou des jobs. |
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6 – Les télécommunications
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Chose utile pour trouver du travail : être joignable. Vous pouvez amener votre téléphone portable français, il fonctionnera ici (voyez mon portable 5 ans d’âge marche très bien). En centre ville vous achetez une carte SIM qui vous donnera un numéro de téléphone en 6 chiffres. Un téléphone premier prix coûte environ 6500XPF soit 55€. Ensuite, vous achetez une carte Liberté et le tour est joué. Si vous comptez rester un moment sur le territoire il ne faut pas hésiter à prendre rapidement un forfait 1H, même si c’est triste au début car on à pas beaucoup de monde à qui téléphoner. Le forfait s’avère en effet vite rentable car la minute sur la carte mobilis prépayée revient à 69,3 XPF par minute indivisible. Hors, même en étant hors forfait sur un abonnement 1H, la minute est à 42 XPF par tranche de 18 sec. |
| Pour téléphoner en métropole pour donner des nouvelles aux parents et amis, il y a la carte ISI qui revient moins cher. C’est un peu pénible à utiliser quand même : vous téléphonez sur un serveur, vous tapez votre code d’une douzaines de chiffres et ensuite vous tapez le numéro de téléphone du correspondant. D’ailleurs pour que cela revienne encore moins cher, au lieu de faire le 00 33 pour la France, il faut faire le 19 33 ce qui permet de passer par un réseau OPT spécialement dédié à l’internationnal (passe par internet) qui se révèle moins cher. En 00 33 le coût d’une communication vers la France est de 77,7 XPF la minute. | ![]() |
Autre solution : Internet !!
En utilisant la téléphonie sur IP avec par exemple Voipbuster, vous appelez à partir d’un PC vers un téléphone fixe en France gratuitement. Malheureusement, il vous faudra une bonne connexion internet pour que cela fonctionne sans coupure (du 512K), avec du 256 nous avons une coupure toutes les 3 min en moyenne suivant les heures de pointe.
L’avantage : si vos parents ne savent pas se servir d’un PC ou s’ils ne sont pas en ligne sur msn, c’est drôlement pratique pour leur demander de se connecter. Donc à votre arrivée sur l’île ça veux dire direction un cybercafé. On trouve des tarifs allant de 600 à 1000 XPF de l’heure en centre ville. L’auberge est encore moins cher (1000 XPF les 5h) avec un PC qui rame un peu mis à disposition. On peut également accéder en Wifi à internet à l’auberge, on évite les ralentissements du PC de l’auberge mais on perd un peu en qualité de signal.
Il y a également la solution PC vers PC : Skype, msn, etc.
Les tarifs internet vont bientôt changer avec l’arrivée du câble reliant Nouméa à l’Australie, on vous indiquera bientôt les tarifs. L’engagement pour ouvrir une ligne fixe OPT (opérateur téléphonique local) est de 6 mois, l’installation peut être facturée jusqu’à 80€.
Pour l’abonnement internet, on est loin des forfaits européens, Il faudra compter sur un abonnement internet OPT + un abonnement chez un fournisseur d’accès, il faut compter en moyenne 80€ juste pour l’internet 256k sans le téléphone.
8 – Les déplacements
Pour se déplacer dans Nouméa sans voiture, vous avez quatre choix :
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1. vos pieds munis de claquettes ou tongs. Mais il faut savoir que Nouméa est construite sur une ensemble de vallées et collines, d’ailleurs l’auberge est sur la colline aux oiseaux (qui vous réveillent gentiment par un concert à 4 heure du matin) et que sous le soleil de 13 heure s’est parfois violent avec les 107 marches à grimper pour rentrer au bercaille. 2. Le bus : Il y a trois réseaux. Le réseaux intérieur de Nouméa avec un billet à 200 XFP (170 si vous les achetez dans un distributeur automatique à la gare routière par exemple). Un second réseaux Carsud qui déssert le grand Nouméa : les zones résidentielles, les grands magasin de Kenu In (Carrefour), attention, il est en grève depuis 2 mois (deux jours apres avoir écrit cet edito, il y a eu des violences justement liées au conflit de Carsud, images passées au JT de 20 H en France). Le troisième réseau permet d’aller en brousse avec un seul départ par jour. |
| 3. Les taxis : Solution pratique pour sortir en boite la nuit à la Baie de Citrons ou l’Anse Vata. Il y a des astuces avec des taxis 6 personnes qui vous facturent la course normale + 1000 XFP par arrêt je crois. Ca peut être intéressant dans certain cas. 4. Le stop : plusieurs amis ont testé. Ca marche plutôt bien. Pour aller le dimanche à Kendu beach ou même pour aller du centre ville à la baie de citron par exemple. Personnellement ça m’est déjà arrivé de me faire accoster quand je montais dans ma voiture et que l’on me demande gentiment si je pouvais rapprocher la personne (par une hôtesse de l’air notamment). |
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En conclusion je pense que le passage par l’auberge de jeunesse nous a été très favorable (rencontres, astuces, annonces…) et je le conseille vivement à tous ceux qui viennent sur le
territoire pour quelques mois au moins. D’ailleurs, nous sortons souvent camper ou faire la fête avec ces amis que nous avons rencontrés à l’auberge.
A l’opposé, nous avions rencontré un couple récemment arrivé qui par relation avait un appartement qui les attendait à leur arrivée et ceux-ci se sentaient bien seuls et désorientés.
Bref, bons souvenirs de l’auberge et très utile.
Ce déménagement s’est donc conclu pour nous par un emménagement dans un studio à la Baie de Citrons. On vous racontera prochainement notre emmenagement à Nouméa.











